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Marguerite est la personne avec laquelle je me déplace le plus lorsque je suis à Madagascar. Je l'ai rencontrée pour la première fois en 1999 lorsque j'étais avec Pierre et Jeanne Bérard pour le compte de l'Entraide de Mazamet.

C'est avec elle que je parcours les campagnes car elle travaille pour l'EAU DANS LES VILLAGE ET HAMEAUX. Elle s'est engagé dans cette action avec un ami qui, retourné au village de son enfance, cherchait à améliorer le sort de la population. L'accès à l'eau potable (AEP) est prioritaire : santé, disponibilité pour des activités familales et professionnelles, scolarisation des filles. Avec eux, deux techniciens supérieurs pour former une équipe soudée. Au total, en dix ans, ils auront réalisé 23 captages pour 13 réservoirs et 66 bornes-fontaines qui donnent de l'eau potable à 3650 habitants. Ceux-ci sont très impliqués dans les travaux. L'apport financier pour l'achat des matériaux vient d'associations françaises : Les Enfants du Tiers-Monde (ETM) à Paris, Les Enfants avant tout (EAT) à Rennes et Carrousel dans le Tarn. Récemment, une nouvelle association, de Rennes aussi, a rejoint les partenaires.

Lorsque je l’ai connue, elle avait en charge, avec Arline une amie proche, LA PETITE ÉCOLE du VSMAM qu'elle a contribué à créer et dont elle se sera occupée 30 ans. C'est un accueil scolaire pour les enfants démunis du quartier d'Analamahitsy, banlieue nord d'Antananarivo. Les enfants viennent demi-journée (lorsqu'ils ne sont pas à l'école publique). Ils y ont un soutien scolaire et une CANTINE (trois repas par jour le matin, à midi et vers 16h).

En 2006, elle a pris l’initiative d’un POTAGER, qu’elle a ensuite complété par un POULAILLER, UN ÉLEVAGE DE POISSONS,et même des CAILLES. Tout ceci pour améliorer la qualité de la cantine et en stabiliser le budget.

Maintenant Marguerite et Arline se sont retirées du VSMAM. Jamais à court d’initiatives, elles s’engagent dans une nouvelle action sociale, pour les enfants démunis qui habitent autour du terrain potager : assistance alimentaire et soutien scolaire, dans le prolongement donc de ce qui se faisait au VSMAM. Une action de lutte contre l’appauvrissement malgache qui donne aux enfants démunis les mêmes chances pour une bonne croissance physique et une bonne scolarité.

Nous sommes toujours restées en relation depuis mon premier séjour en 1999. Elle est venue en France en 2015. Après un séjour à Rennes, je l'ai accompagnée à Paris, Toulouse et Mazamet.